OSPAN

OSPAN Project
2011 -2017

Observations et Statistiques
des Phénomènes Aérospatiaux Non-identifiés


Sommaire

Présentation Historique et Rencontres Hynek & Google Play

Application Mobile Traitement Statistique Résultats

Organigramme OSPAN OSPAN Aujourd'hui Tous les Liens


Présentation

Le projet OSPAN fait suite au projet ACTO – Assistant de Collecte des Témoignages et Observations – qui voit le jour en 2011 à la faveur d’une rencontre avec Alain Boudier, alors président du groupe SIGMA (aujourd’hui SIGMA II présidée par Luc Dini), l’une des commissions techniques de la 3AF – Association Aéronautique et Astronautique de France.

Le projet OSPAN se décompose en 2 parties distinctes qui sont :

  • d’une part la collecte de témoignages d’observations relatifs aux phénomènes aérodynamiques non-identifiés via une application mobile, et l’envoi de ces variables et photographies dans une base de données hébergée sur un serveur distant.
  • d’une autre part un traitement analytique et statistique de ces données, notamment via un programme basé sur l’utilisation d’un système expert (CLIPS) permettant la production de « solutions » probables à partir de règles définies appliquées à une base de connaissances.

OSPAN est disponible gratuitement sur les principaux terminaux mobiles sous la forme d’une application pour smartphones et tablettes Android, et via internet sous la forme d’une appli Web en Java.(les versions iOS et Windows Phone en natif sont à l’étude).
L’accès particulier aux données collectées et au programme dédié à leur interprétation sera soumis à l’approbation du groupe de travail, ainsi qu’à la mise en place d’une contribution forfaitaire.

Les « PANs » sont des Phénomènes Aérospaciaux Non Identifiés, autrement appelés « observations d’OVNI », et peuvent aussi bien concerner des entrées atmosphériques connues (satellites, bolides..) qu’inconnues. Les témoignages de ces observations sont transmis via la gendarmerie et le préfet du département au GEIPAN, Groupe d’Etude et d’Information sur les Phénomènes Aérospatiaux Non Identifiés, organisme de recherche effectuant des missions pour le CNES, Centre National d’Etudes Spatiales basé à Toulouse. Je vais entrer dans les détails de ce projet hors normes autant que novateur, tant sur les plans techniques que sociologiques.

Lancé en 2011 sous le nom de projet ACTO, c’est en 2014 que le projet mute sous le nom d’OSPAN pour intégrer le deuxième volet basé sur l’analyse des données recueillies. Aujourd’hui en 2017, après une année difficile car ponctuée de problèmes financiers majeurs et de retraits de la part de certains partenaires, OSPAN project entame son renouveau dans une toute nouvelle formule.


Historique et rencontres autour du projet

Le 11 novembre 1980, je fus témoin d’un phénomène lumineux très marquant, en compagnie de mes parents. Cette « rencontre » forgeait ma conception de l’univers où nous évoluons. En 2004, je rencontrais Jean-Jacques Velasco, alors directeur du SEPRA (Service d’Expertise des Phénomènes Rares Aérospatiaux), au sein du CNES, pour des échanges constructifs sur les survols de 1980 à proximité du plateau d’Albion en corrélation avec la sortie de son livre « OVNIS l’évidence » chez Carnot. J’effectue alors de très nombreuses recherches sur le sujet, lisant Claude Lavat, Jean Sider, le rapport Cometa, Jean-Gabriel Greslé et bien d’autres publications restées confidentielles auprès du grand public.

Bien plus tard, le 18 juillet 2011, en compagnie d’un ami américain, versé dans le pilotage, nous faisons une observation bouleversante sur les hauteurs de Digne (04). Ayant contacté le GEIPAN (qui succéda au SEPRA), nous avons suivi la procédure pour établir un rapport de témoignage, longue et fastidieuse. Déposition en gendarmerie sous l’oeil médusé des autorités, validation préfectorale, envoi du dossier dans les locaux de la Gendarmerie Nationale à Paris, puis renvoi du dossier à Toulouse au siège du CNES – section PAN. Deux à trois mois de procédure, à la suite desquels je fus contacté par M. Xavier Passot, ancien directeur du GEIPAN, et par M. Boudier de la commission SIGMA. Nos échanges pointèrent la lenteur de la récolte des informations, et le constat fût fait d’un manque certain de cohérence autour du traitement de ces données, bien que de nombreux spécialistes soient accordés sur une « grille de lecture » de ces phénomènes. Une revendication partagée par la majorité des ufologues français.
Fort de mon expérience dans le domaine médical autour du traitement dynamique des données pour appuyer une aide à la décision, je proposais de réaliser une application qui permette une récolte des données centralisée, accessible et rapide (le temps est un facteur essentiel pour toutes les enquêtes), ainsi qu’un traitement de celles-ci par le biais d’un moteur d’inférence à chaînage mixte (système expert), où interagissent données entrantes et base de connaissances validée par un expert, afin de lui proposer un schéma de possibilités. Avec l’articulation d’une Intelligence Artificielle, cette proposition de « data-mining » consacrée à l’étude des phénomènes aérodynamiques non-identifiés (entrées satellitaires, « OVNI », mais aussi bolides..) est une première.  Une collaboration avec la 3AF permettrait de définir les besoins pour une telle base, par la suite soumise aux experts du GEIPAN, et à des groupements ufologiques du monde entier (USA, Argentine..).
En 2014, une rencontre avec Daniel Robin propulse OSPAN sous les projecteurs de l’actualité ufologique française, notamment avec l’organisation à Lyon d’une conférence dans le cadre des Rencontres de la Science et de l’Inexpliqué, et la parution d’articles de presse (Nexus, LDLN, Top Secret..). S’en suivent un documentaire pour la télévision (Chaîne N°23 – les dossiers surnaturels), et l’intérêt de quelques médias nationaux (application du jour RTL, quotidiens régionaux..).
En 2015, rencontre au CNES de Toulouse avec Xavier Passot alors directeur du GEIPAN, pour des travaux et une réflexion sur les répercussions du projet.


De Hynek au Google Play Store

La classification des observations fut mise en place par le Pr. J. Allen Hynek, astronome et conseiller scientifique du projet BlueBook dans les années 50. La classification retenue pour OSPAN s’appuie sur celle de son ami Jacques Vallée, astronome et informaticien français, augmentée par le questionnaire officiel du GEIPAN et ceux de cercles d’ufologues français.
Mon premier travail fût donc de définir une base de données qui puisse être à la fois complétée de manière simple et rapide par un utilisateur n’ayant aucune connaissance de la classification Hynek, et suffisamment détaillée pour en tirer un schéma de probabilités pertinent dans ce domaine de recherche. Au questionnaire GEIPAN, je confondais la puissance du Smartphone pour son caractère omniprésent dans la population, ses atouts en matière de géolocalisation, de prises de vue, et sa simplicité d’utilisation. Une application facilement accessible via les boutiques d’application Google ou iPhone, et nous le verrons, directement via le Web. Je dégageais ainsi 6 « familles de données » :

  • les coordonnées du témoin, et son désir ou non d’être contacté pour une enquête approfondie.
  • les coordonnées GPS du lieu d’observation (ou bien de sa position actuelle et résultats du capteur d’orientation)
  • un QCM visuel tactile permettant d’intégrer une classification hybride, propre à orienter très rapidement l’expert vers un type d’observation défini;
  • des données visuelles comme photographies, dessins, schémas ou vidéos mp4 et Youtube. Avec l’éventualité d’équiper l’appareil de bonnettes spectrographiques
  • l’heure, la date et les conditions météo lors de l’observation
  • un questionnaire optimisé.

Je vais à présent exposer en détail les objectifs du projet, application mobile et système expert.


L’application Mobile

Permettre aux utilisateurs de l’application de témoigner d’une observation insolite de phénomènes aérodynamiques inconnus, par le biais d’une série de propositions graphiques, textuelles et photographiques, afin d’établir un set de données en corrélation avec les schémas de classification établis, ainsi que ceux issus du questionnaire officiel du GEIPAN.
Le choix de développer l’application pour les mobiles se porte avec le constat suivant :
Aujourd’hui le téléphone portable et la tablette sont partout, accessibles à toutes les catégories sociales, et bénéficient d’innovations propres à une telle entreprise :

  • intégration des coordonnées GPS locales (fines ou grossières)
  • capteur d’orientation
  • couverture du réseau GSM international (et national proche de 99%)
  • prises de vue compressées de grande qualité (auxquelles peuvent s’ajouter l’emploi d’une bonnette spectrographique spécifique à ce type d’appareil)
  • vulgarisation/effet tendance de l’utilisation des nouvelles applications : 2000k applications disponibles sur Apple Store, 2200k pour Google Play, et 669k pour Windows Phone en juin 2016.
  • la promotion et l’acquisition de l’application est facilitée par les médias disponibles actuellement(presse spécialisée, stores en ligne, QR code, réseaux sociaux etc..)

L’objet mobile représente un bel atout dans l’apport rapide (instantané) et précis d’un témoignage dans le domaine présent. Cette application amène davantage de témoins à se manifester, tant le process qui actuellement permet de récolter et centraliser ces observations est long, complexe, et n’autorise pas de consultation à posteriori.
Pour réaliser l’application, il faut prendre en compte la possibilité pour le témoin de n’avoir aucune connaissance de cette classification. Ainsi le compte rendu du témoignage doit être facile d’accès, compréhensible par tous, multilingue, via une interface simple et intuitive. L’envoi des données doit se faire en toute transparence, dès la fin de la récolte d’informations. Des autorisations d’accès particulières sont demandées lors de l’installation de l’application : accès aux coordonnées GPS fines, à l’état du téléphone, au réseau, éventuellement aux données personnelles, dans le respect des recommandations de la CNIL.

A l’aide du framework ECLIPSE (le tout jeune Android Studio de Google en étant à ses premiers pas) je réalisais en 2012 pour Android 4.2.2 (JellyBean API 17) l’interface utilisateur, une fois défini le schéma de fonctionnement de l’application mobile :

Données récoltées via l'application (2014-2016)

SectionCatégorieNb Items
EnvironnementEnvironnement5
Situation5
Météo5
GéolocalisationGéoplotting – coordonnées GPS LAT-LON3
Orientation – Points cardinaux8
Acquisition Photo StreetView pitch ++
Snap -> simulation 1
SimulationDrag'n Drop Symbole17
Contraste Jour / Nuit1
Sélection d'une photo du répertoire1
ObservationPhénomène14
Vitesse9
Altitude6
CaractéristiquesTaille (fourchette)6
Couleur9
Clignotant (o/n)1
Effet sonore7
ChronologieDate & Heure (jj/mm/aaaa-hh/mm)2
Durée (mn-ss)1
NarrationTexte libre1
Résumé de l'observation12

Au fur et à mesure des nouvelles versions, cette classification a cependant sensiblement évolué. Les updates permirent d’intégrer des bases existantes (parfois de longue date) et entretenues par des groupes d’ufologues ayant compris l’utilité de ce type d’application, et l’intérêt de partager les données au plan international. En 2015, lors d’une rencontre avec Xavier Passot et Michael Vaillant j’avais l’opportunité de travailler directement sur les bases du GEIPAN. Une fois les problématiques liées à la quantité et à la diversité des données évoquées, j’élaborais un ensemble de tables qui concaténaient les champs et les arbres les plus pertinents. Cette base unique (un peu plus d’une centaine de champs) va constituer le socle de la nouvelle version d’OSPAN, développée UX/UI avec la dernière version de l’Android Studio (en + d’une version HTML) en 2017. Une version iOS (Objective C, C#) est elle aussi prévue, mais freinée par la politique Apple – les coûts de développement étant encore trop élevés pour cette entreprise individuelle (licence annuelle + mac dernière génération).

L’application demande à l’installation les autorisations de géolocalisation, d’accès et d’envoi de données personnelles sur la toile.
A l’aide de pictogrammes, de vignettes photo, l’utilisateur circule ainsi de page en page et alimente la base interne de son mobile. Pour la géolocalisation, j’utilise l’API Google « Point & Clic ». La définition des données de taille, vitesse, direction, distance se fait à l’aide d’un slider sur une échelle appropriée.

Une difficulté résidait dans l’évocation visuelle du phénomène observé. Ne pas restreindre ou influencer l’observateur dans sa description, tout en permettant une corrélation claire avec le schéma de classification. A noter qu’aucune variable relative à l’impact psychologique sur le témoin n’est présente, à dessein : cette partie à elle seule relève de compétences analytiques précises, que je n’ai pas. Elle pourra bien-sur faire l’objet d’un addenda au relevé du témoignage.
La partie QCM est reproduite telle quelle, en respectant l’ordre dans lequel les questions avaient été définies.
Les documents photo et vidéo, par souci de stockage, sont limités en taille et en nombre, et sont sélectionnés dans le répertoire de l’appareil.
Les coordonnées personnelles comportent un champ avec lequel l’utilisateur confirme son choix d’être ultérieurement contacté par un intervenant de terrain (IPN), pour une enquête approfondie.
Après confirmation, l’envoi des données se fait sur un serveur dédié (Apache – php 5) augmenté d’une BDD SQL.

Une section spécifique de l’application permet à l’utilisateur de visualiser, à l’aide d’un filtrage chronologique simple, toutes les observations précédemment transmises, sur une carte du monde via le principe du géoplotting. Le pointage permettant de révéler le lieu, le type, la date, et une éventuelle photographie du témoignage ; ce qui ne manque pas d’inciter les utilisateurs à télécharger l’application. L’application comporte aussi une page de liens pour permettre une navigation vers des sites spécialisés, des blogs d’associations ufologiques, et des organismes officiels.

​Ci-dessous une petite vidéo de présentation de l’appli mobile v1.01

Retrouvez les vidéos « Comment déposer mon témoignage » et « Consulter toutes les observations » au chapitre des liens.


Le traitement statistique

La deuxième partie du projet concerne l’accès aux données et leur traitement analytique. Les données recueillies par l’application sont transmises vers un serveur distant, et stockées dans une base de données de type SQL. Chaque nouveau témoignage, chaque modification, sont notifiés par un marqueur. Un programme, hébergé sur le serveur, va permettre « d’écouter » les modifications dans la base de données et d’en extraire des variables. Ce programme répond d’une architecture fondée sur le système expert CLIPS, langage open-source basé sur des « règles » traitées par un moteur d’inférence, appliquées à une base de connaissances contrôlée par un comité d’experts, et développé par le Johnson Space Center de la NASA en 1980.
On peut retrouver la définition, les principes, les différentes versions et les applications actuelles de ce système à cette adresse :
http://www.siliconvalleyone.com/founder/clips/index.htm
Aujourd’hui, et depuis 2011, il existe une interface JAVA CLIPS, ainsi qu’un portage Android du système :
https://sourceforge.net/p/clipsrules/news/

Nous allons plus loin revenir en détail sur le fonctionnement d’un système expert, mais pour donner un aperçu de ses possibilités, admettons le schéma de décision suivant :

La rédaction de l’arbre des décisions dans un fichier .CLP va définir un ensemble de règles et d’affirmations (defrules & asserts). Lors de l’exécution, le programme va générer en accord avec la réponse à chaque question une base de faits (facts) qui serviront de support à une affirmation (qui peut s’exprimer en pourcentage par exemple). A partir de cette réponse, on peut alors autoriser de nouvelles règles qui viendront s’ajouter au traitement des données. Plus la quantité de données est grande, et plus le système permettra d’obtenir des résultats probants.

Le traitement statistique des données propose de nombreux choix dans son exploitation. Détermination et filtrage des champs, rendus graphiques, jointures..

Un exemple extrait du Wikipédia CLIPS pour mieux comprendre son fonctionnement :
Prenons tout d’abord les faits suivants :
*Les hommes sont mortels
*Socrate est un homme
*Les chiens sont mortels
Que nous traduisons en CLIPS :
(deffacts vérités
(est homme mortel)
(est Socrate homme)
(est chien mortel)
)

Et la règle suivante :
*si  »’a »’ est  »’b »’ et  »’b »’ est  »’c »’, alors  »’a »’ est  »’c »’
Qui se traduit en CLIPS par:
(defrule translation
(est ?a ?b)
(est ?b ?c)

(assert (est ?a ?c))
)

Ce choix s’appuie sur une programmation orientée objet, ou par « règles », permettant une grande flexibilité dans sa représentation des connaissances (schémas, graphiques,..) et l’élaboration d’un système expert, ou dit « intelligence artificielle ». Les avantages d’un tel système étant de produire des solutions à partir de règles définies appliquées à une base de connaissances et pouvant évoluer au gré des conclusions validées en nouvelles règles. Une approche plus abstraite, moins procédurale, du traitement des données. Il est de plus facilement portable, et dispose depuis 2011 d’un interfaçage Java permettant l’intégration d’un GUI.
Avant la première exécution la base de faits contient donc ceci :
1- (est homme mortel)
2- (est Socrate homme)
3- (est chien mortel)
En lançant la résolution, la règle est appliquée une fois avec les faits 1 et 2 :
* Socrate est un homme, or tout homme est mortel, donc Socrate est mortel.
La base de fait contient maintenant ceci :
1- (est homme mortel)
2- (est Socrate homme)
3- (est chien mortel)
4- (est Socrate mortel)
La règle ne peut plus être appliquée à aucun fait, l’exécution s’arrête. Nous remarquons qu’un seul nouveau fait a été introduit dans la base de faits (Socrate est mortel). En effet, on ne peut pas en déduire que  »Socrate est un chien », comme dans le fameux sophisme.


Résultats d’analyse

Cet outil, à l’écoute de la BDD hostée, va nous permettre d’analyser les plages horaires, les fréquences, les catégories, et la géolocalisation des rapports. Il permet en outre d’établir de véritables « cartes » spatio-temporelles des observations.
Un tri par cohérence, et la définition de règles de traitement validée par un comité d’experts, permet d’écarter les témoignages erronés, ou de mettre en valeur la pertinence des plus courants, comme le phénomène des flashes. Si les risques liés à l’automatisation du traitement des données ne sont pas rédhibitoires, elle doit prendre en compte la fiabilité des rapports;
La fiabilité du rapport peut être mise en doute si l’utilisateur, ayant installé l’application sur son Smartphone, souhaite faire parvenir un témoignage dans le seul but d’utiliser l’application, de “troller”. « Fabriquer » une observation; mais cette démarche peut être parée par la création d’un event médiatique autour de l’appli, propre à l’autoréguler, et par un jeu efficace de règles axées sur l’utilisation même de l’application. Elle ne parasite en rien le phénomène des vagues d’apparition, concentrées dans l’espace et le temps.
De plus, les statistiques établies par l’utilisation de bases pré-existantes nous montrent qu’à peine 0.3% des témoignages émaneraient de « canulars », au demeurant très facilement identifiables (exagération visible, forte étrangeté, conditions de l’observation et/ou situation de l’observateur ​incohérentes..).


Organigramme OSPAN

Voici le diagramme qui représente l’organisation générale du projet OSPAN : Les données recueillies via l’application mobile, l’application Web, les bases d’ufologues privés et celles du GEIPAN convergent dans une seule base dite « tampon », dénuée de toute coorodonnée personnelle des témoins, que conservent si besoin chacun des participants du système. Un groupe d’expert via une batterie de filtres détermine alors quelles sont celles à conserver afin d’alimenter la base de connaissances du système expert. Ce même groupe d’experts détermine alors quelles vont être les règles à apporter au traitement. Par la suite et pour chaque nouvelle entrée, l’interrogation qui sera faite au système va produire un certain nombre de nouvelles règles, ou de nouvelles « connaissances », que l’on va pouvoir ajouter ou soustraire à celles déjà présentes; produisant ainsi une optimisation quand à la détermination de solutions probables à un problème donné.
Une application en ligne, accessible à tout public, permet en outre d’effectuer des recherches précises sur les données brutes, comme des jointures et ainsi des statistiques temporelles, géographiques, météorologiques, d’altitude, d’aspect, ou liées aux caractéristiques observées, ect..
L’ensemble de ces résultats peut alors être publié, commenté par le grand public comme par des chercheurs indépendants.


OSPAN aujourd’hui

Comme l’on peut s’en douter, le travail fourni pour mettre en place toutes les facettes du projet est .. énorme ! – surtout lorsque l’on travaille seul. Conceptions globale et détaillée, développement mobile, web, système expert, infographies, simulations et animations 3D, site internet, réseaux sociaux, article de presse, nombreux échanges avec témoins et chercheurs…; tout cela demande de solides investissements temporels et financiers.. et justifient, à la mesure de mes moyens, le long terme accordé au projet, installé plus de 15850 fois depuis son lancement (sans compter les utilisateurs  de l’appli WEB).

Entre 2014 et 2015 le projet OSPAN a été intégré au tout nouveau Laboratoire Aimé Michel, think-tank ambitieux dédié à l’ufologie, en tant qu’Unité de recherche à part entière. Hélas les principaux membres du Laboratoire n’ayant pu laisser de côté leurs querelles d’ego, celui-ci a collapsé au bout de quelques mois seulement. Il faut dire que l’univers de l’ufologie française semble systématiquement voué au déchirement, tant on y croise d’écoles divergentes, de personnalités qu’un brin de notoriété referme à toute curiosité, à tout investissement désintéressé, et de marchands du web spécialisés dans la tirelire ufologique. J’ai donc poursuivi la route en solitaire, en dehors de quelques fructueux échanges avec le directeur, tant critiqué, du GEIPAN Xavier Passot. En 2016, faute de moyens suffisants, je n’ai pu renouveler la location de serveurs d’hébergement, ce qui a causé la perte de beaucoup de travail, et notamment forcé la refonte et la fusion avec le reste de mes activités de ce site d’information.

Ce projet scientifique, loin de tout prosélytisme et sans mécénat, tente d’ouvrir la voie à une nouvelle façon d’envisager les entreprises statistiques actuelles : ouverte à un public participatif et aux chercheurs indépendants, désireuse de faire coopérer des groupes parfois opposés ayant la volonté sincère de faire avancer les connaissances dans un domaine (quitte à réécrire sa propre conception des « vérités »), cette science 2.0, qui se veut internationale, évolue selon des vitesses variables. Il est très difficile de convaincre, par exemple, certains cercles ufologiques de partager leur base de données, afin qu’ils contribuent à déterminer les fondements de phénomènes inexpliqués, ou simplement informer les nombreux témoins de la nature de leur observation : chacun a le sentiment d’être dépossédé, d’un « trésor » qui prend la poussière. Je ne parlerai pas de certains sites notoires, qui « consacrés » à l’actualité ufologique, en font essentiellement une source de revenus via des annonceurs où la voyance et l’astrologie occupent une place prépondérante. On est bien loin de toute velléité scientifique. D’autres comme le GEIPAN, tentent à présent de mettre en place des systèmes qui puissent répondre « automatiquement » aux observations qui leur parviennent, ce qui aboutira à une raréfaction des témoignages potentiellement intéressants, tandis que les technologies (vous avez dit « mobile » ?)  de communication et de stockage des données (Cloud…) ne cessent d’évoluer.

Ajoutons à cela que cette application, qui permet de communiquer instantanément les positions, directions, et altitudes de tout objet perceptible par la population a éveillé les inquiétudes de certains services qui ne souhaitent pas qu’elle fût trop vulgarisée.

Malgré ces écueils et ces rétropédalages, je tente de faire vivre ce projet avec la plus grande ferveur, car je crois qu’il puisse un jour servir de pilote à d’autres ambitions, si ce n’est d’apporter le début d’un commencement d’explication sur ces phénomènes, qui continuent de perturber nos grilles de pensée.

Plus d’infos et d’humeurs à lire et à venir sur le blog.

Cyril Casula


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